lundi 16 avril 2012
Les Plenesses: 99% des bénéfices dans la poche des actionnaires en 2010
Benjamin Fabry, comptable à la FGTB Verviers a réalisé une analyse financière de 30 entreprises du Zoning industriel Les Plenesses, une suite au travail entamé en 2011 et qui portait lui seulement sur les 15 gazelles verviétoises choisies par Trends-Tendances.
Les métallos de la FGTB Verviers ont prévu une action dans le cadre de la campgne des élections sociales sur le zoning le 20 avril 2012.
Cliquer sur la publicaiton ci-dessous pour la lire confortablement.
mardi 10 avril 2012
7 avril 2012 Soirée de lancement à J-30
Samedi soir, la FGTB de Verviers & Communauté germanophone organisait à la salle Luc Hommel, mise à disposition par le Centre culturel de Dison, sa soirée de lancement des élections sociales à « J -30 ». Les élections sociales s’organisent effectivement dans les entreprises de 50 travailleurs entre le 7 et le 20 mai, les résultats étant normalement connus deux jours après le vote. L’objectif de la soirée était surtout de faire se rencontrer des candidats délégués syndicaux dans une ambiance conviviale pour forger des liens de solidarité pour les combats à venir.
Pour rappel, la FGTB de Verviers et Communauté germanophone compte près de 35.000 affiliés et son organisme de paiement des allocations de chômage versées par l’ONEM (OP) gère 44% des chômeurs de la région, ce qui en fait le premier OP devant, en ordre d’importance, la CSC, la Capac et la CGSLB.
Daniel RICHARD, le Secrétaire régional Interprofessionnel de la FGTB Verviers & Communauté germanophone, souligne les vrais enjeux derrière ces élections sociales:
«Cette année, nous présentons plus de candidats qu’aux dernières élections sociales de 2008, alors que le nombre total de mandats à pourvoir a diminué. C’est pour nous le baromètre interne le plus important car il est signe de la vitalité de notre régionale, par l’engagement de nouveaux militants pour défendre nos valeurs et notre projet. Ce qui fait la force d’une organisation syndicale, c’est sa capacité de mobilisation. Pour moi, si la FGTB Verviers attire de nouveaux candidats, c’est à mettre directement en lien avec certains discours patronaux outranciers qui comparent les syndicalistes à des terroristes. C’est très inquiétant car ils ne savent visiblement pas ce que c’est qu’un terroriste. Et suite à l’affaire Meister, où une milice privée allemande a violé les lois belges pour voler les travailleur et leur outil, on a vu les patrons faire une analogie entre terrorisme et syndicalisme. C’est évidemment complètement faux, nous passons 98% de notre temps en négociations sociales dans les différentes instances et en entreprises. Et cela continue à susciter des vocations, certains travailleurs sont de plus en plus convaincus de l’importance de défendre leurs collègues dans ce contexte-ci.»
En comparant les résultats des élections sociales de 2008 à ceux d’aujourd’hui, on compare en réalité des pommes et des poires car, dans l’intervalle, la situation économique de la région verviétoise a changé, des entreprises ont fermé, se sont restructurées sous le seuil légal des élections, voire ont augmenté leur nombre de travailleurs et déposent des listes pour la première fois (Cordenons, Aspen, ou Interglas ont disparu, mais aussi Carrefour repris par Match par exemple).
Daniel RICHARD rappelle que tous les affiliés de la FGTB ne voteront pas aux élections sociales :
«L’instrument des élections sociales est fragile et très approximatif. D’abord parce que le suffrage social n’est ni obligatoire ni universel, loin de là. Moins de la moitié des travailleurs de notre régionale auront le droit de voter. En effet, l’élection n’est organisée que dans les entreprises de plus de 50 travailleurs (et encore !). Il n’a pas cours dans la plupart des services publics. Cette réalité fausse les conclusions tirées des résultats. Dans l’enseignement ou les soins de santé, dans le secteur non-marchand en général, on vote dans le « libre » alors que la représentation des travailleurs est organisée différemment dans le secteur public. Si la FGTB progresse aussi dans le secteur privé catholique, elle ne domine pas le paysage syndical. La représentation de l’ensemble du secteur, au départ des scores de l’élection sociale, fausse donc l’image globale parce qu’elle ne tient pas compte du poids de la CGSP dans le secteur public.» La FGTB plaide d’ailleurs pour une plus grande démocratie sociale dans les PME, notamment dès qu’elles comptent au moins 15 travailleurs.
Pour un redéploiement économique créateur d’emploi
Christian JACQUEMIN, Président de la FGTB Verviers & Communauté germanophone, précise que 900 candidats FGTB sont présents sur les listes, alors que le nombre de mandats disponibles a diminué respectivement de 16% en CPPT et 22% en CE par rapport à 2008.
«Contrairement aux idées reçues, il y a encore de la richesse produite dans les entreprises qui, malheureusement, ne correspond pas à de la création d’emploi. A Verviers, il n’y a aucune structure voire dynamique politique et patronale visant à développer le potentiel économique de notre région. Nous, à la FGTB, ne nous contentons pas de le dénoncer, nous avons décidé de mettre toute notre énergie pour développer ce lieu de rencontres et de création de synergies sur notre arrondissement, on ne pourra pas dire que la FGTB ne soutient pas la création d’activités porteuses d’emploi dans la région.»
Invité à la tribune, Thierry BODSON, le Secrétaire de la FGTB Wallonne, rappelle l’impact des décisions fédérales sur le tissu économique local:
| Thierry Bodson, Christian Jacquemin, Daniel Richard |
Portrait croisé d’un délégué expérimenté et d’un nouveau candidat
| Jean-François Godard, candidat |
«Pour moi, devenir délégué syndical, c’est assez naturel car mon papa est délégué syndical et je travaille dans une équipe composée de nombreux délégués syndicaux. Ce qui me motive, c’est de me battre contre l’individualisme, surtout parmi les jeunes, essayer de les motiver à un combat collectif.»
| Roland Thissen, délégué syndical |
Quand on voit ce qu’il se passe en Grèce, avec la mort, cette semaine, d’un pensionné, c’est effrayant et cela démoralise les travailleurs. Notre rôle est surtout d’informer le travailleur parce que les médias désinforment et font peur aux travailleurs, leur disent qu’il ne faut pas se battre parce que tout va mal. C’est justement là que le rôle du délégué syndical est essentiel: il doit d’abord informer correctement sur la situation de l’entreprise mais pas seulement, sur le contexte général aussi. Il faut sans arrêt remettre les pendules à l’heure et dire : non, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Non, tout ne va pas mal, il n’y a jamais eu autant de riches qu’aujourd’hui, des entreprises font des profits et même des voyoux milliardaires, comme le patron d’ArcelorMittal, ferment des entreprises alors que la sidérurgie est encore une industrie profitable.
On est dans un monde capitaliste où les patrons veulent diviser les travailleurs et notre rôle, c’est justement de les rassembler et d’empêcher que l’individualisme gagne du terrain pour que la solidarité triomphe.»
La lutte des classes
Jean Jaurès: (…) le système de la propriété privée des moyens de production, divise les hommes en deux catégories, divise les intérêts en deux vastes groupes, nécessairement et violemment opposés. Il y a, d’un côté, ceux qui détiennent les moyens de production et qui peuvent ainsi faire la loi aux autres (…)Entre les deux classes, entre les deux groupes d’intérêts, c’est une lutte incessante du salarié, qui veut élever son salaire et du capitaliste qui veut le réduire ; du salarié qui veut affirmer sa liberté et du capitalisme qui veut le tenir dans la dépendance. (…)
… il faut que les salariés espèrent (…) l’avènement d’un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d’être monopoleuse, cessant d’être particulière et privée, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associés participent à la fois à la direction du travail et au fruit du travail. (…)
La lutte des classes a commencé le jour où, (…) le prolétariat a appris que c’était seulement dans sa force à lui, dans son organisation, qu’il portait l’espérance du salut. C’est ainsi que le principe de la lutte des classes, qui suppose d’abord la division de la société en deux grandes catégories contraires, les possédants et les non-possédants ; qui suppose ensuite que les prolétaires ont pris conscience de la société de demain et de l’expérience collectiviste, c’est ainsi que la lutte des classes s’est complétée par la conviction acquise par le prolétariat qu’il devait s’émanciper lui-même et pouvait seul s’émanciper. (…)
Oui, le principe de lutte de classes vous oblige à faire sentir aux prolétaires leur dépendance dans la société d’aujourd’hui. Oui, il vous oblige à leur expliquer l’ordre nouveau de la propriété collectiviste. Oui, il vous oblige à vous organiser en syndicats ouvriers, à multiplier les organismes de classes.
Voilà un extrait du discours de
Jean Jaurès, le 26 novembre 1900 à Lille (Les deux méthodes). Et depuis 112
ans, qu’est-ce qui a changé ?
Une grande crise a favorisé la
montée du fascisme en Europe et dans le monde et a précipité celui-ci dans la
guerre. A la sortie de celle-ci, l’appel des résistants a permis de créer une
société solidaire, égalitaire et fraternelle. Certains pays ont vu la naissance
d’un système de solidarité, sous la forme de la sécurité sociale, et celle de
services publics adaptés aux besoins des citoyens.
Depuis le crash pétrolier (1973),
les politiques menées nous rappellent les tristes années d’avant-guerre. Bien
sûr, on ne parle plus de classe d’exploitants et d’exploités, seuls les mots
changent :
- - 3 sauts d’index
- - le plan global
- - la loi de 1996 sur la compétitivité
- - la révision de la formule de l’index (panier de la ménagère, index lissé)
- - le pacte anti-génération
et l’ingérence de l’état dans les
relations sociales
- - mesures d’austérité (pension et prépension, chômage, soins de santé, crédit-temps …)
- - chasse aux chômeurs (pression sur les travailleurs et leurs conditions de travail).
- - Rejet du fait syndical
Et pas ou peu de mesures envers
le patronat (nouveau terme pour « exploitants »)
- - fraude fiscale
- - intérêts notionnels
- - réduction des charges
- - Recherche et Développement, investissements inexistants
Il y a une volonté de privatiser
nos pensions, nos soins de santé, l’ensemble de notre couverture sociale.
Pourquoi ? Pour en tirer profit au bénéfice des actionnaires et au
détriment des personnes.
Il est vrai que la libéralisation
du gaz et de l’électricité nous a apporté un plus ; celui d’être la vache
à lait de grands groupes.
Camarades, Jaurès nous disait que
les travailleurs, dans leur prise de conscience du système, dans leur force de
s’organiser en groupe, en syndicat, en coopérative, en organisme de classes,
trouveraient les moyens d’améliorer leurs conditions de vie.
Notre tâche est énorme :
rendre une conscience sociale aux travailleurs, les convaincre même si la
droite détient les médias, les finances et stigmatisent certains.
Le dernier média de gauche, c’est
le délégué FGTB. Le délégué qui au travers de son implication, transmet nos
valeurs de solidarité et notre volonté de transformer cette société en une
société plus juste et plus équitable.
Camarades, nous gagnerons ces
élections parce que nous sommes les seuls à vouloir et à pouvoir se dresser
contre ces injustices. Nous gagnerons ces élections parce que notre combat est
juste et respectable, parce que nous ne laissons personne au bord du chemin.
Fraternellement
Stéphane BREDA
Secrétaire Régional FGTB METAL
Verviers et Communauté
Germanophone
mardi 27 mars 2012
Aux urnes, camarades !
Voici revenu le temps des élections. Des élections sociales
comme expression concrète d’une démocratie économique et sociale !
Imparfaite et inachevée certes, mais nécessaire.
Elles vont d’abord et avant tout « sanctionner »
le travail de délégués sur le terrain des entreprises. Des femmes et des hommes
qui ont pris le risque et la responsabilité de prendre la parole au nom de
leurs camarades. Avant toutes choses, il s’agit de saluer cet engagement qui
coûte souvent en temps pris sur la vie de famille, en énergie et parfois en
possibilité d’avancement et de carrière. Là où il se déroule le scrutin
mesurera l’adhésion de ceux qui iront voter à la manière dont ils auront été
défendus. C’est en fonction des résultats dans chaque entreprise que le vote
des travailleurs mérite d’être analysé. Nous le ferons, dans les ateliers, les
bureaux et nos sections professionnelles. Ce n’est pourtant pas ce qui fera
l’actualité des médias.
Pour les gazettes et les rédactions, les élections sociales
sont un thermomètre de la représentativité des organisations syndicales.
D’autres instruments existent : le nombre d’affiliés, le nombre de
« dossiers chômage » traités, la capacité de mobilisation… Ils sont
beaucoup moins populaires. En ces matières pourtant, nous faisons la course en
tête !
L’instrument des
élections sociales est fragile et très
approximatif. D’abord parce que le suffrage social n’est ni obligatoire ni
universel, loin de là. Moins de la moitié des travailleurs de notre régionale
auront le droit de voter. En effet, l’élection n’est organisée que dans les
entreprises de plus de 50 travailleurs (et encore !). Il n’a pas cours
dans la plupart des services publics. Cette réalité fausse les conclusions
tirées des résultats. Dans l’enseignement ou les soins de santé, dans le
secteur non-marchand en général, on vote dans le « libre » alors que
la représentation des travailleurs est organisée différemment dans le secteur
public. Si la FGTB progresse aussi dans le secteur privé catholique, elle ne domine
pas le paysage syndical. La représentation de l’ensemble du secteur, au départ
des scores du l’élection sociale fausse donc l’image globale parce qu’elle ne
tient pas compte du poids de la CGSP dans le secteur public. Par ailleurs, la
lecture des résultats se fonde sur une comparaison avec les élections précédentes…
alors que le paysage économique change énormément en quatre années. Cette fois,
la crise financière est passée par là.
Certaines entreprises ont disparu. La FGTB se présentent dans d’autres
d’où elle était absente. Fin mai, au moment de tirer les enseignements du
scrutin, il y a fort à parier que toutes les organisations syndicales
trouveront des motifs de satisfactions parce qu’on comparera des réalités pas
toujours comparables, objectivement. Ce qui est objectif, par contre, c’est que
le nombre de nos candidats sera plus élevé qu’il y a quatre ans. C’est une
bonne nouvelle. Les vocations continuent de naître !
L’addition des résultats dans les entreprises concernées
sera l’occasion d’une bataille d’image autour de variations globales très
limitées… C’est une loi du genre.
Le plus important est sans doute ailleurs. Dans l’engagement
de nouveaux militants, cela a été souligné.
Peut-être est-il surtout dans la capacité qu’auront eu nos
équipes à mettre à profit la campagne électorale pour propager les valeurs de
la FGTB, celles qui font la différence avec ses « concurrents ». Pour
populariser aussi nos alternatives. Pour s’expliquer sur la vision que nous
partageons de la société et sur la nécessité de la transformer radicalement.
Voter pour des candidats d’une liste plutôt que pour ceux d’une autre est aussi
un choix politique, au sens noble du terme. C’est adhérer à un projet. Le nôtre
est, tout entier, contenu dans une « déclaration de principes » que
nous portons, le poing levé, comme notre couleur rouge : haut et fiers !
Daniel Richard
Secrétaire régional interprofessionnel
dimanche 18 mars 2012
Quand tu sais d'où tu viens, tu sais où tu vas...
Naissance du syndicalisme?
Le syndicalisme ouvrier est né de la transformation de la société imposée par la révolution industrielle au début du 19ème siècle.
A l’époque, les nouvelles technologies (maîtrise de la vapeur) permettent la constitution d’une industrie d’une ampleur jamais approchée jusque-là. La production des biens nécessite une main-d’œuvre importante. C’est à cette époque qu’apparaissent les premières grandes usines engageant un très grand nombre d’ouvriers. Les conditions de travail et de salaire étaient très mauvaises et fixées unilatéralement par le patron.
Face à cette exploitation, les travailleurs vont rapidement s’organiser car c’est ensemble qu’ils sont plus forts et qu’ils peuvent contraindre les patrons à améliorer les conditions de salaire, de travail et de sécurité.
C’est l’apparition des premiers syndicats, d’abord organisés au sein d’entreprises ensuite organisés au sein des secteurs professionnels.
Au fil du temps et des combats, le syndicat va améliorer son organisation. Une coordination de plus en plus poussée existera entre les différents syndicats professionnels (les Centrales Professionnelles).
En 1898 est créée la commission syndicale qui regroupe l’ensemble des syndicats de philosophie socialiste dans la même organisation.
D'où vient la FGTB?
En 1945, c’est la création de la FGTB, fédération regroupant les Centrales Professionnelles dans une organisation unique et interprofessionnelle.
Depuis lors, les combats ont été menés, soit dans le cadre de la Centrale Professionnelle lorsqu’il s’agit de conflits dans un seul secteur, soit dans le cadre interprofessionnel lorsqu’il s’agit d’un combat concernant les travailleurs de tous les secteurs.
Déclaration de principe
1. Emanation
directe des forces laborieuses organisées, la FGTB proclame que
l’idéal
syndicaliste, visant à la constitution d’une société sans classes et à la
disparition du salariat, s’accomplira par une transformation totale de la
société.
2. Née de la
lutte des classes, elle tient à souligner l’évolution de celle-ci en une
lutte non moins
vigoureuse de l’ensemble des producteurs contre une oligarchie
bancaire et
monopoliste, devenue maîtresse souveraine de tout l’appareil
de production.
3. Dans un
esprit d’indépendance absolue vis-à-vis des partis politiques et respectueuse de
toutes les opinions, tant politiques que philosophiques, elle affirme vouloir
réaliser ses buts par ses propres moyens et en faisant appel à l’action de tous
les salariés et appointés en particulier et de toute la population en général,
les intérêts tant moraux que matériels de la très grande majorité de celle-ci
étant identiques ou parallèles à ceux des ouvriers, employés et techniciens.
4. Le mouvement
syndical acceptera le concours du ou des partis qui joindront
leur action à
la sienne pour la réalisation de ses objectifs sans se considérer
obligé à leur
égard et sans qu’ils puissent s’immiscer dans la conduite
de l’action
syndicale.
5. Le mouvement
syndical veut réaliser un véritable régime de justice sociale
visant à situer
chacun à sa place dans la société. Pour assurer à chacun, en
fonction de son
travail et de ses besoins, la part de richesses qui lui revient, il
déclare qu’il
est indispensable de compléter la démocratie politique par une
démocratie
économique et sociale.
A cet effet, il
entend que le travail, créateur de toutes les valeurs et source de
tous les biens,
soit enfin considéré comme facteur primordial, les autres facteurs n’étant que
subordonnés ou parasites.
6. Ses
origines, son caractère et les permanences de son idéal, le désignent pour être
l’élément moteur principal de cette révolution constructive.
7. Dans un
esprit de justice, il répudie formellement les fausses valeurs, comme
les droits de
naissance et d’argent, consacrées par le régime capitaliste.
De l’exploité,
réduit à vendre sa force de travail, il veut faire un libre participant
à l’œuvre
commune de production.
8. Il
s’attachera dès lors, selon ses conceptions à amener la création d’organismes dont
le but final doit être de donner aux forces de travail la gestion de l’économie
transformée au bénéfice de la collectivité.
9. Le
syndicalisme n’entend pas supplanter les partis dans leur action politique.
C’est en leur
qualité de producteur qu’il fait appel aux travailleurs, car
c’est de leur
condition économique que dépendront leurs perspectives de
développement
social, intellectuel et culturel.
10. Pour mener
à bien cette tâche émancipatrice, il ne doit avoir à subir aucune
contrainte,
c’est pourquoi il se refuse à son intégration à quelque degré que
ce soit, dans
un quelconque système corporatif.
11. Le
syndicalisme accepte l’idée de nation et, dans le cadre d’une démocratie
politique,
économique et sociale, il prendra ses responsabilités, en vue du
maintien et du
renforcement de la démocratie.
12. Il estime
que la socialisation des grands trusts bancaires et industriels s’impose et
qu’il convient également d’organiser, diriger et contrôler le commerce
extérieur.
13. Rejetant
l’idée de la gestion étatique ou bureaucratique, il entend que la gestion des
entreprises nationalisées soit confiée aux travailleurs (techniciens,
employés et
ouvriers) et aux consommateurs, préalablement organisés au
sein de
Conseils de direction et de coordination de l’économie nationale.
14. Le
mouvement syndical belge poursuivra la réalisation de ses buts et objectifs en
collaboration avec les organismes syndicaux internationaux se réclamant de la
démocratie.
15. Afin de
libérer le travailleur de la crainte sociale et de lui donner la garantie qu’en
échange de son labeur, il sera prémuni contre les fléaux et les maux résultant
de sa condition, le mouvement syndical défend non seulement les
réformes de
structure et la transformation de la société capitaliste mais aussi
les
revendications immédiates des travailleurs.
Conscient
de la grandeur de sa mission humanitaire, le syndicalisme se
déclare
apte à mener à bien ces tâches multiples, car il forme par le bloc indivisible
des forces du travail, l’un des éléments de base de la société de
demain.
Inscription à :
Articles (Atom)
