CPPT: 2 mandats SETCa (idem 2008)
CE: 2 mandats SETCa (idem 2008)
vendredi 11 mai 2012
jeudi 10 mai 2012
Résultats DOMAINE DE NIVEZE
Mandats FGTB
CPPT: 1 mandat ouvrier (idem 2008), SETCa: 1 mandat employé sur 4 (+1)
CPPT: 1 mandat ouvrier (idem 2008), SETCa: 1 mandat employé sur 4 (+1)
mercredi 9 mai 2012
Résultats ES ENSIVAL MORET (EMB) - Victoire FGTB
Mandats ouvriers
DS: 3 mandats (+1)
CPPT: 3 mandats ouvriers (+1) & 2 mandats SETCa (idem 2008)
CE: 3 mandats ouvriers (+1) et 2 mandats SETCa (+1)
Belle victoire FGTB.
DS: 3 mandats (+1)
CPPT: 3 mandats ouvriers (+1) & 2 mandats SETCa (idem 2008)
CE: 3 mandats ouvriers (+1) et 2 mandats SETCa (+1)
Belle victoire FGTB.
Résultats ES KS SEPPI - élus d'office faute de liste CSC
Mandats ouvriers
DS: 1 mandat
CPPT: 1 mandat
La procédure a été stoppée faute de liste CSC. Les candidats sont donc élus d’office.
DS: 1 mandat
CPPT: 1 mandat
La procédure a été stoppée faute de liste CSC. Les candidats sont donc élus d’office.
Résultats ES KALSCHEUER
Mandats ouvriers
DS: 2 mandats (+1)
CPPT: 2 mandats (+1)
DS: 2 mandats (+1)
CPPT: 2 mandats (+1)
La procédure a été stoppée faute de liste CSC. Les candidats FGTB sont donc élus d’office.
Résultats ES BRUNSWICK (Petit Rechain)
Reportage vidéo Télévesdre au siège de la société Brunswick
Mandats ouvriersDS (délégation syndicale) : 3 mandats sur 3 ( idem 2008)
CPPT : 2 mandats sur 2 ( idem 2008)
CE : 2 mandats sur 2 ( idem 2008)
Résultats ES BODART & GONAY (Harzée)
Mandats ouvriers
DS (délégation syndicale) : 3 mandats sur 3 (+1)
CPPT : 4 mandats sur 4 (+1)
CE : 3 mandats sur 4 ( en 2008 : 4/5 mandats)
Victoire de la FGTB !
mardi 8 mai 2012
Résultats ES LONZA VERVIERS
LONZA VERVIERS
CPPT Elections sociales prévues le 16/05 dont exceptionnellement le résultat est déjà connu car
notre candidat ouvrier étant le seul à s'être présenté, il est donc élu d'office.
CPPT Elections sociales prévues le 16/05 dont exceptionnellement le résultat est déjà connu car
notre candidat ouvrier étant le seul à s'être présenté, il est donc élu d'office.
Résultats ES CHOCOLATERIE JACQUES
CHOCOLATERIE JACQUES
CPPT: 2012 = +1 mandat = 3 mandats (ouvriers)
CE: idem 2008 = 3 mandats(ouvriers)
CPPT: 2012 = +1 mandat = 3 mandats (ouvriers)
CE: idem 2008 = 3 mandats(ouvriers)
Elections sociales résultats ATELIER LES GAILLETTES
| ATELIER LES GAILLETTES CPPT idem 2008 = 2 mandats (ouvriers) CE idem 2008 = 2 mandats (ouvriers) |
jeudi 3 mai 2012
Festival de Résistance à la pensée inique
Le 4ème Festival de Résistance organisé par le Cepag verviétois en collaboration avec le Centre Culturel de Dison participe de notre volonté d’éducation populaire, c'est aussi une opportunité de faire connaître nos valeurs, notre réponse régionale à l’interpellation formulée en 2004 par une poignée de vétérans des mouvements de Résistance des forces combattantes de la France libre : « Créer c’est résister, résister, c’est créer ».
Vous noterez que la plupart des événempents sont gratuits et nous insistons pour que vous ne ratiez pas les deux seuls spectacles payant car leur qualité est indéniable.
Tout d'abord, le spectacle de nos camarades de Royal Boch , qui sont sur scène les acteurs de leur propre tragédie d'entreprise. Ensuite Les Canailles, qui ont réussi un mélange inédit de chants de résistance et de critique sociale des contes de fées, une soirée garantie 100% anti-pensée inique.
Retrouvez tous les événements sur facebook sur notre nouvelle page Cepag verviétois.
Retrouvez tous les événements sur facebook sur notre nouvelle page Cepag verviétois.
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mercredi 2 mai 2012
Christian Jacquemin: discours du 1er mai
Verviers, Parc de l’Harmonie, 1er mai 2012.
Camarades,
C’est toujours avec un immense plaisir que nous nous retrouvons pour célébrer la fête du travail, ici, au parc de l’Harmonie, endroit symbolique puisqu’il fut jadis un des hauts-lieux de la bourgeoisie verviétoise.
C’est le jour où nous avons l’occasion de nous rassembler.
C’est le jour où nous pouvons exprimer notre fraternité autour d’un verre ou deux. C’est avant tout le jour où la convivialité et l’esprit de camaraderie doivent régner en maître.
Je sais combien chacun d’entre vous souhaite commencer à festoyer au plus vite, moi aussi d’ailleurs, mais un 1er mai à Verviers sans une prise de parole d’un syndicaliste socialiste, ça ne serait pas un vrai 1er mai.
Alors permettez-moi de vous demander quelques minutes d’attention, je vous promets d’essayer de ne pas être trop long.
Camarades, ce jour revêt pour moi un caractère particulier.
D’abord parce que c’est mon premier discours en temps que Président de la FGTB Verviers et Communauté germanophone, ensuite parce qu’il intervient à seulement 6 jours du début des élections sociales, moment ô combien important pour nos militants et pour la démocratie sociale.
Mais avant toutes choses, je voudrais vous faire part d’un sentiment particulier. En préparant cette prise de parole, j’ai re-parcouru l’histoire du 1er Mai.
L’aspect convivial et festif de cette journée ne doit pas nous faire oublier qu’il commémore une lutte et un combat sanglant. Oui, le mot est fort, il choque ! Il dénote peut-être mais il est important de nous souvenir pour ne pas oublier d’où l’on vient et qui nous sommes.
La 2ième Internationale a fait du 1er mai une journée de grève annuelle avec, pour objectif, l’obtention de la journée des huit heures, et cela en souvenir de manifestations monstres aux Etats-Unis ayant provoqué la mort de nombreux militants syndicaux. Ce jour férié commémore donc bien les luttes de nos aïeux.
Alors vous comprendrez pourquoi mon sang ne fait qu’un tour lorsque j’apprends que la droite et l’extrême droite française s’approprient notre 1er mai. Je suis profondément écœuré quand je vois les libéraux wallons paradant à Jodoigne et récupérant de manière honteuse notre symbole des luttes passées.
Ils foulent aux pieds et sans aucun scrupule la mémoire de nos camarades morts en combattant et nous narguent avec leur pensée unique et l’arrogance du monde capitaliste.
« Autres temps », « combats d’une autre époque », voire « folklore », voilà ce que nos adversaires nous assènent lorsque nous évoquons ces luttes.
Depuis maintenant plus de trente ans, le rouleau compresseur de l’ultra libéralisme nous fait croire à un monde où la lutte des classes n’est plus d’actualité, où les conquêtes sociales doivent être remises en question. Elles seraient un frein à la compétitivité de nos chères entreprises. Ils disent pourtant bien le contraire dans leurs brochures lorsqu‘ils y vantent le paradis fiscal qu’est la Belgique.
Mais camarades, la longue liste des attaques à l’encontre de notre système social, issu de l’après-guerre, est terrifiante : Hiver 60, loi unique, plan global, pacte des générations…
Et maintenant que la bête est touchée sur ses propres fondations, on voit le passage en force du gouvernement en affaire courante suite à l’absence d’accord interprofessionnel.
Dernière en date, les mesures d’austérité menées par notre merveilleux nouveau gouvernement papillon. Il parait que c’est pour notre bien. Aujourd’hui, toutes les attaques portent à nouveau sur notre système d’indexation. Combien de temps les socialistes au gouvernement vont-ils y résister ? Est-ce un leurre pour faire passer d’autres saloperies ? Rien n’est moins sûr ! Ce qui est certain par contre, c’est que nous pouvons déjà nous préparer à devoir nous battre à nouveau. Qu’ils ouvrent bien leurs oreilles. Nous ne les laisserons pas faire car, camarades, « nous sommes le dernier vrai rempart des forces de gauche de Wallonie ».
Plutôt que des mesures d’austérité, La FGTB demandait un vrai plan de relance. Ils se décident enfin à en développer un, mais avec quels moyens ? Il ne faut pas avoir fait l’université pour savoir qu’un plan de relance nécessite des investissements et des dépenses ! Pourtant, depuis des mois, ils ne nous parlent que de rigueur budgétaire. Austérité, voilà leur réponse bête, simpliste et inefficace à une crise que nous, les travailleurs, nous n’avons pas déclenchée mais que l’on veut nous faire payer très chère !
L’austérité pour contenter les « bébés Goldman and Sachs », qui sont maintenant plus que jamais à la barre des états et d’une Europe dévoyée en oubliant complètement les enjeux sociaux et environnementaux futurs. Ne soyons pas naïfs ! Toutes les mesures prises par cette Europe technocratique sont pensées, réfléchies et mises en place pour protéger leur sacro-saint Marché. D’un décret à l’autre, d’une recommandation à une autre, la machine Europe s’emballe et elle frappe durement. Ce qui se prépare est un vrai drame social européen.
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la Grèce.Véritable laboratoire de la puissance du capital.
Ce peuple est à genoux, ce peuple se meurt ! Sa jeunesse est perdue et l’enjeu est limpide. Combien de temps un peuple peut-il supporter un tel écrasement ? Jusqu’où des mesures injustes et inefficaces peuvent-elles être imposées ?
Camarades, aujourd’hui NOUS SOMMES TOUS GRECS et demain, nous serons aussi Espagnols!!!
Nous nous devons d’être solidaires de leurs combats car si la bête triomphe là-bas, nous serons, ici aussi, à sa merci !!!!
On en a marre que soient remis en question nos acquis.
Marre que cette machine infernale nous pousse dans nos derniers retranchement !
Non seulement les attaques pleuvent mais en plus ils veulent changer les règles du jeu.
Camarades, ils foulent du pied notre modèle de concertation sociale, obtenue de hautes luttes
Plus de concertation, ils passent en force. Voyez par exemple ce qu’ils ont fait des systèmes de prépensions !
On signe des accords dans des entreprises, ils renient leur signature d’un simple geste, voyez à la beurrerie Corman !
- Ils licencient des délégués sans aucune concertation, voyez chez ISSOL
- Ils virent de futurs candidats aux élections sociales, voyez Dethier !
- Ils délocalisent et les travailleurs se défendent. No Problem ou plutôt « Keine Probleme ». Ils mandatent alors des barbouzes, des milices privées venant d’un autre monde comme chez Meister à Sprimont.
L’emploi d’une milice privée n’est qu’une partie du problème. Nous aurions pu nous en charger nous-même. Mais le bouquet final, c’est quand on leur permet de rentrer chez eux, sans contrainte, sans prise d’identité, sans être inquiétés par la police, pourtant bien présente sur les lieux.
Pour couronner le tout, c’est ce moment que choisissent les fédérations patronales pour nous assimiler à ces milices en disant de nous que nous sommes, nous, des terroristes parce qu’un malheureux directeur a été retenu 24 minutes 37 secondes par les travailleurs dans l’espoir d’obtenir des réponses sur leur avenir dans cette entreprise, qu’on délocalise morceau par morceau.
Sérieusement, messieurs les représentants des fédérations patronales, faites bien attention car nous pourrions vous prendre au mot.
ELECTIONS COMMUNALES
Camarades, au mois d’octobre cette année, auront lieu les élections communales. Celles-ci sont souvent considérées comme un scrutin de seconde zone. Pourtant, nous devons y prêter une grande attention car fleurissent dans plusieurs communes des listes dites d’intérêts communaux. Ces listes sont souvent présentées comme pluralistes, parfois même, et c’est le comble, comme apolitiques.
Prudence camarades, car derrière ces listes se cachent souvent des femmes et des hommes qui, sans se revendiquer d’un parti ou d’un courant de pensée, ont des idées et des objectifs précis, que nous ne partageons pas ! Les votes-sanctions sont souvent très dangereux. Mais il est vrai que les travailleurs sont perdus, ils ne se retrouvent plus dans les programmes et les comportements des partis traditionnels, ils se laissent donc parfois berner par des discours populistes et mensongers sans se rendre compte des risques et des conséquences. Tout profit pour l’extrême droite comme ça a été le cas en France.
Alors, il me faut dire à nos amis ou Camarades du Parti Socialiste - j’avoue ne plus trop savoir comment les appeler ces derniers temps -, je voudrais juste leur rappeler : ce qui compte, ce sont les électeurs et pas l’élu. Le discours du « Sans nous, cela serait pire » , oui, sans doute que ce serait pire mais nous, ce que nous attendons, c’est qu’avec vous, ce soit MIEUX.
Où sont vos vraies propositions de gauche ? Redevenez donc un parti de rupture ! Réveillez-vous Camarades, il n’est pas trop tard !
Nous sommes conscients que le combat politique est impitoyable et que faire des concessions est obligatoire. Nous le vivons tous les jours dans les entreprises.
Mais à présent, la ligne de rupture est atteinte. N’oubliez pas qui vous a élu ! N’oubliez pas que nos militants sont souvent les vôtres et qu’ils sont surtout votre base électorale.
Et à ceux qui me disent que c’est utopique de croire à une autre société, je répondrais « A non peut-être ! Chez nos voisins français, une voix s’est fait entendre, celle du Front de Gauche. Celle de Jean–Luc Mélenchon. Ne boudons pas notre plaisir, c’est pour nous une bouffée d’oxygène, une vraie lueur d’espoir. Il a secoué la classe politique et a poussé ses adversaires à prendre en compte ses projets, ses idées ! En fait, nos idées, car son programme ressemble trait pour trait aux propositions de la FGTB Wallonne !
Camarades, il existe d’autres solutions, d’autres projets de sociétés. Ne nous laissons pas endormir par la pensée unique ! Ce modèle capitaliste n’est pas naturel. Il n’est pas incontournable. Et le 6 mai, nous serons particulièrement attentifs aux résultats des élections françaises, car c’est peut-être le 6 mai que se jouera l’avenir d’une Europe vraiment sociale et à ce moment là, à nous d’emboiter le pas.
Amis du parti, à bon entendeur………. Vous connaissez la suite.
DEVELOPPEMENT VERVIETOIS
Camarades, ce qui caractérise notre organisation syndicale, et nous devons en être fiers, c’est que sous des dehors râleurs, grognards, obtus, et j’en passe, il y a une caractéristique commune à tous les militants de la FGTB : L’optimisme.
Soyons honnête, sans cela, pourquoi nous jetterions-nous systématiquement la tête en avant dans des emmerdes improbables ? Pourquoi passerions-nous notre temps à prendre des claques dans la gueule à longueur d’année ? Dans cet état d’esprit « optimiste », la Régionale de Verviers a fait un constat.
Dans l’arrondissement de Verviers, il y en a qui font du pognon. OUI, je vous invite à prendre connaissance des résultats financiers de nos belles entreprises gazelles. Ces entreprises-phares de l’arrondissement mais également de pas mal d’autres.
Il y a du pognon et c’est tant mieux, c’est une preuve qu’il y a des débouchés dans l’activité industrielle, qui peuvent être créateurs d’emplois. Malheureusement, ils encaissent les bénéfices sans investir, sans créer des emplois en prétextant que les salaires handicapent la compétitivité, que la main-d’œuvre est trop chère.
En fait il y a de la production de richesse ! Mais pas de vision future, pas de projet d’avenir.
La FGTB de Verviers et communauté germanophone appelle à l’élaboration d’un plan de développement économique du grand Verviers pour attirer et non attendre les investisseurs.
Notre arrondissement a un véritable potentiel. L’eau, le bois, le lait, le tourisme.
Nous demandons une vision de développement globale de l’arrondissement. Des lieux où des entrepreneurs de la région se rencontrent, se parlent, pour construire une vision industrielle de Verviers et ses environs, pour développer des projets inter-entreprises en utilisant les connaissances, la recherche, les richesses, les produits et productions. Oui, à Verviers c’est possible et grâce à nous, les choses commencent doucement à bouger.
ELECTIONS SOCIALES
Camarades, permettez-moi encore une poignée de secondes car je m’en voudrais de clôturer cette prise de parole sans aborder les élections sociales. En effet, à partir du 7 mai, donc dans 6 petits jours, les élections sociales vont commencer dans les entreprises. Je voudrais tout d’abord remercier tous nos candidats, tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont du courage, car il en faut pour se frotter au suffrage universel de leurs collègues. Il vous faut des convictions fortes car notre syndicat est bien plus qu’un syndicat de service.
Il ne s’inscrit pas dans une démarche ne cherchant qu’à adapter le système et le rendre plus confortable.
Notre ambition n’est pas de négocier le poids des chaines. Nous devons vraiment changer cette société.
A ceux qui décrient nos délégués, j’ai envie de répondre par ces mots : courage,…. détermination,….. disponibilité, combativité, compétence, mais aussi stress, nuits blanches, responsabilités.
Et, personnellement, mes préférés : Solidarité, Fraternité.
Soyez remerciés de votre engagement camarades, car VOUS êtes la FGTB.
Notre slogan verviétois pour ces élections « Ton avenir, c’est ta voix » est, pour nous, particulièrement pertinent lorsqu’une crise structurelle est en place. Ces élections sociales sont aussi et surtout l’expression démocratique du seul véritable créateur de richesse, le travailleur.
Vous, candidats FGTB Verviers et Communauté germanophone, portez haut et fort nos valeurs et notre projet de société, imprégnez-vous de notre déclaration de principe, entamez des discussions, des débats, partout. Dans vos entreprises, chez vous, au troquet du coin !
Résister, résister, encore résister et surtout Créer.
Partout, secouez les consciences !
Avec vous, tout deviendra possible !
Alors debout camarades, c’est notre heure. Gagnons ensemble ces élections, pour qu’enfin,
LA PEUR CHANGE DE CAMP !!!
EXCELLENT 1ER mai à tous.
VIVE LA FGTB !
Merci camarades.
Christian Jacquemin, Président de la FGTB Verviers et Communauté germanophone
Clôture du discours sur L’Internationale
FGTB: Liste 3 aux élections sociales
jeudi 26 avril 2012
Stell dir vor es sind Wahlen und keiner geht hin…?
Die Politik sowie die „Wissenschaft“ springen unmittelbar und eher intuitiv auf harmlose oder politisch wenig brisante Nebenkriegsschauplätze, um dort publikumswirksam Aktionismus zu demonstrieren, während die eigentliche Misere links liegen gelassen wird. Und in der Tat, warum sollte ein Politiker, der für vier Jahre gewählt ist, sich die Bewältigung einer Herkulesaufgabe auf die Fahnen schreiben, die vermutlich zehn oder zwanzig Jahre in Anspruch nehmen und damit seine politische Existenz bei Weitem überdauern würde ? Ist es da nicht rationaler, sich auf eher randständige, in der Öffentlichkeit aber als bedeutend verkaufte Aspekte zu konzentrieren und dabei Aktionismus in der Hoffnung an den Tag zu legen, das populistisches oder rein symbolisches Handeln die Wiederwahl sichert und im Übrigen alles schon irgendwie weitergehen wird ? „ Heiner Flassbeck in Zehn Mythen der Krise, ISBN 978-518-06220-3
So analysiert der Chefvolkswirt der Welthandels- und Entwicklungskonferenz der Vereinten Nationen (UNCTAD) die politische (Nicht) Antwort auf die Finanzkrise, Wirtschaftskrise und Schuldenkrise. Leidtragende dieser verfehlten Politik sind die BürgerInnen und ArbeitnehmerInnen .
Die Auswirkungen werden von Tag zu Tag deutlicher und die Angriffe auf die sozialen Errungenschaften umso aggressiver. Nun haben sich Politik, Wissenschaft und Wirtschafts-Lobbys, orchestriert durch die Medienlandschaft erneut auf unser Lohnindexierungssystem eingeschossen. Ist dies auch wieder nur ein populistischer oder rein symbolischer Aktionismus, damit alles schon irgendwie weitergeht, ohne nach wirksamen Lösungen gegen die Macht der Märkte zu suchen?
Es stehen die Sozialwahlen vor der Tür und jeder Wähler geht hin.
Die Abgeordneten der Sozialen Demokratie, im Volksmund die „Delegierten“ genannt, betreiben eine andere Art der Politik. Sie setzen sich täglich für die Belange der Kolleginnen und Kollegen im Unternehmen ein. Sie stehen für ein gerechtes Sozialmodell von Solidarität und sozialer Gerechtigkeit ein. Die Delegierten sind das Ohr der arbeitenden Klasse im Unternehmen und das Megaphon vor den Toren.
Wählt eure Vertreterinnen und Vertreter , wählt Liste 3
Renaud Rahier FGTB Verviers und Deutschsprachige Gemeinschaft
mercredi 25 avril 2012
GC Paper - Cordenons, plus jamais ça!
La FGTB Verviers et Communauté germanophone a voulu au
travers de la saga Cordenons interpeller le législateur afin qu’il se penche
sur un certain nombre de vides juridiques qui ont précipités, en toute
légalité, la faillite d’une entreprise malmédienne dans la filière du papier,
détenue par Gruppo Cordenons, un groupe italien.
Daniel Richard, Secrétaire Interprofessionnel de la FGTB Verviers : « L’actualité nous donne, hélàs, raison, en ce moment même des travailleurs occupent leur entreprise, GDB International à Strépy, parce que là aussi la stratégie du groupe semble avoir créé les conditions de la faillite ».
Concernant la faillite de Cordenons, les éléments dont
disposent aujourd’hui, trois ans quasi jour pour jour après la faillite (le
23/04/2009), la FGTB Verviers et sa délégation syndicale toujours très active,
se résument ainsi :
La stratégie de Gruppo Cordenons apparaît clairement a posteriori.
En effet, après la rachat en Italie du groupe Favini, concurrent direct de la
production malmédienne de papier, les évènements se sont enchaînés pour
conduire à la liquidation de l’entreprise du site de Malmedy au profit de
l’Italie. Cordenons n’a pas lui subi la faillite car cela l’aurait fragilisé,
la FGTB Verviers soupçonne que c’est à Bob Roche que cette tâche a, en quelque
sorte, été transférée. En effet, officiellement Cordenons a donc opté pour la
liquidation de l’entreprise puis changé de stratégie et choisi, option bien
plus intéressante financièrement pour le groupe, le transfert des parts de la
société à un prétendu repreneur, Bob Roche au prix d’1€ symbolique.
Le repreneur, évalué au départ comme peu crédible, est tout
à coup devenu le sauveur providentiel du site de Malmedy via un véritable tour
de passe-passe, tout à fait légal, qui a permis, cerise sur le gâteau, à Gruppo
Cordenons d’échapper au paiement d’un plan social et toutes les conséquences
financières d’une liquidation.
Comme l’illustre notre portrait d’un « serial
repreneur », Bob Roche est au moins un escroc, au pire, un mercenaire payé
par les groupes propriétaires pour prendre à son compte la faillite des
entreprises qu’il prétend sauver.
Christian Jacquemin, Président de la FGTB verviers et Communauté germanophone : « Ce qui est interpellant, c’est qu’un groupe italien ait pu, en toute impunité et légalement, en pleine liquidation d’entreprise, opérer une cession des parts de l’entreprise malmédienne pour 1 € symbolique à un repreneur canadien, Bob Roche, un « serial repreneur » dont nous avons retracé le parcours européen et qui s’est spécialisé en rachat suivi d’abandon avec faillite d’entreprises en difficulté du secteur du papier ».
La FGTB Verviers et Communauté germanophone réclame donc au
législateur de revoir la procédure Renault, de ne pas permettre le transfert de
part d’une entreprise à une autre sans une co-responsabilité du groupe
propriétaire en cas de faillite, et surtout que la transparence soit de rigueur
vis-à-vis de la délégation syndicale, seule à veiller aux intérêts des
travailleurs, les seuls grands perdants avec la Sogepa qui avait investi 3
millions dans l’entreprise.
Même si les travailleurs lésés peuvent se constituer partie
civile, il n’y aucune transparence au niveau de l’accès au dossier complet dont
dispose le Tribunal de commerce et le curateur quand ils négocient et évaluent
les dossiers des repreneurs. C’est ainsi que, sans autre information, Bob Roche
présenté comme un repreneur peu crédible s’est transformé en repreneur
providentiel …
Afin que cela ne puisse plus se reproduire à l’avenir, la
FGTB Verviers et Communauté germanophone, lance une série d’interpellations
politiques afin d’empêcher qu’il soit légal de mettre en faillite une
entreprise concurrentielle et profitable. Il en va de l’avenir de
l’arrondissement et plus généralement de l’industrialisation de la Wallonie,
qui, dit-on, n’a que dix ans pour s’en sortir. Il est clair que le
« business as usual » ne doit pas prévaloir ici mais bien une
politique proactive en vue de créer les conditions d’un redéploiement
économique durable dans la région.
Ci-joint, l’historique de l’entreprise et le portrait du
« serial repreneur » Bob Roche.
lundi 23 avril 2012
jeudi 19 avril 2012
Carte blanche à la CGSP
D’un point de vue régional, notre CGSP a démontré, le 22 décembre dernier, son excellente capacité de mobilisation malgré des délais courts et la proximité des fêtes de fin d’année.
Je tiens ici à signaler que les centrales du privé nous ont accompagnés tout au long de la journée, dans les piquets et lors de notre marche vers le siège du PS. Je tiens, ici encore, à les en remercier.
Il est vrai que la CGSP de Verviers n’a jamais ménagé ses efforts pour manifester sa solidarité à nos Camarades de la CG, de la MWB, du SETCa ou encore du TVD, notamment au cours de leur juste combat pour un AIP digne de ce nom. La politique de la CGSP intersectorielle doit être, comme ce fut le cas par le passé, d’épauler tous les secteurs qui en manifestent le souhait et qui en ressentent le besoin. Elle doit également être un relais privilégié entre ces secteurs et la FGTB.
Mais il ne faut jamais perdre de vue le fait que toute action est d’abord l’affaire des secteurs. L’histoire nous prouve qu’aucun mot d’ordre venu du dessus de la structure n’a jamais remplacé le travail de la base syndicale.
Dès à présent, il nous faut bien prendre conscience du rôle de chacun et de chacune, de chaque délégation, de chaque responsable dès qu’il s’agira de mobiliser. A cet égard, nous sommes condamnés à la réussite de nos actions. Le patronat, certains politiques et une certaine presse se déchaînent : une grève pour rien, une grève qui coûte cher, qui prend les gens en otage, etc. Et pourtant nous savons, par expérience, que ce sont la résignation et l’inertie qui tuent. Baisser les bras maintenant équivaudrait déjà à accepter d’autres mesures d’austérité voire la remise en cause de l’index, que personne ne veut supprimer, bien sûr ! Souvenons-nous de l’indice-santé, des index « lissés »… De qui se fout-on ?
La classe ouvrière se trouve actuellement confinée dans un climat de peur. On nous fait peur via des arguments fallacieux, comme ceux visant à démontrer qu’il n’y a plus d’argent pour payer les pensions ou que la privatisation de certains fleurons comme BELGACOM ou la SNCB est inéluctable. On nous fait peur en agitant le spectre de l’Europe châtiant ses enfants, peur en évoquant les firmes de notation.
On brandit également des épouvantails grand-guignolesques comme le péril nord-coréen ou l’atome iranien. Que je sache, aucun de ces deux Etats n’a envahi le Vietnam, ni l’Irak par deux fois, ni l’Afghanistan. Aucun d’eux n’est intervenu en Libye ni dans les affaires intérieures d’un autre Etat souverain. Aucun d’eux n’a installé de colonies dans des territoires illégitimement occupés. Et, pour information, l’âge légal de la pension en Corée du Nord est de soixante ans pour les hommes, cinquante-cinq pour les femmes…
Ne nous trompons pas de cible : il y a quelques années, la Chine elle-même représentait le péril communiste par excellence. Aujourd’hui, l’ouverture par le gouvernement chinois à l’économie de marché l’exonère de toute justification par rapport au respect des droits de l’homme. La Russie, depuis la fin de l’expérience socialiste, ne fait plus l’objet de critiques non plus sur ce plan. Vous avez dit bizarre ?
Aujourd’hui, les droits des citoyens ne se mesurent plus à l’aune du progrès social : enseignement, culture, soins de santé… Ringard ! L’étalon de nos droits se limite au nombre de McDonald par mètre carré ! Même chez nous, toute contestation de la pensée unique équivaut à une marginalisation systématique. Le journal parlé de la Première du mardi 10 janvier dernier mettait ainsi sur le même pied les organisations salafites, d’extrême-droite et d’extrême-gauche en citant – bien grossièrement d’ailleurs – un rapport de la Sûreté de l’Etat.
Que tout ceci alimente notre réflexion, renforce notre conscience de classe et nous fasse découvrir – ou redécouvrir – les vraies valeurs de la gauche, celle de Jean JAURES, dénonçant les guerres impérialistes, de Karl MARX mettant en exergue le rôle historique de la classe ouvrière, des Communards parisiens, de LENINE et des premiers Conseils ouvriers, de Rosa Luxembourg et de la république de Weimar, de Pierre FLUCHE, symbole de 250 ans de résistance verviétoise… Préparons-nous à un combat long, difficile mais juste. L’enjeu est de taille, notre détermination devra être à la hauteur.
La peur doit changer de camp !
Michel Bordignon
Je tiens ici à signaler que les centrales du privé nous ont accompagnés tout au long de la journée, dans les piquets et lors de notre marche vers le siège du PS. Je tiens, ici encore, à les en remercier.
Il est vrai que la CGSP de Verviers n’a jamais ménagé ses efforts pour manifester sa solidarité à nos Camarades de la CG, de la MWB, du SETCa ou encore du TVD, notamment au cours de leur juste combat pour un AIP digne de ce nom. La politique de la CGSP intersectorielle doit être, comme ce fut le cas par le passé, d’épauler tous les secteurs qui en manifestent le souhait et qui en ressentent le besoin. Elle doit également être un relais privilégié entre ces secteurs et la FGTB.
Mais il ne faut jamais perdre de vue le fait que toute action est d’abord l’affaire des secteurs. L’histoire nous prouve qu’aucun mot d’ordre venu du dessus de la structure n’a jamais remplacé le travail de la base syndicale.
Dès à présent, il nous faut bien prendre conscience du rôle de chacun et de chacune, de chaque délégation, de chaque responsable dès qu’il s’agira de mobiliser. A cet égard, nous sommes condamnés à la réussite de nos actions. Le patronat, certains politiques et une certaine presse se déchaînent : une grève pour rien, une grève qui coûte cher, qui prend les gens en otage, etc. Et pourtant nous savons, par expérience, que ce sont la résignation et l’inertie qui tuent. Baisser les bras maintenant équivaudrait déjà à accepter d’autres mesures d’austérité voire la remise en cause de l’index, que personne ne veut supprimer, bien sûr ! Souvenons-nous de l’indice-santé, des index « lissés »… De qui se fout-on ?
La classe ouvrière se trouve actuellement confinée dans un climat de peur. On nous fait peur via des arguments fallacieux, comme ceux visant à démontrer qu’il n’y a plus d’argent pour payer les pensions ou que la privatisation de certains fleurons comme BELGACOM ou la SNCB est inéluctable. On nous fait peur en agitant le spectre de l’Europe châtiant ses enfants, peur en évoquant les firmes de notation.
On brandit également des épouvantails grand-guignolesques comme le péril nord-coréen ou l’atome iranien. Que je sache, aucun de ces deux Etats n’a envahi le Vietnam, ni l’Irak par deux fois, ni l’Afghanistan. Aucun d’eux n’est intervenu en Libye ni dans les affaires intérieures d’un autre Etat souverain. Aucun d’eux n’a installé de colonies dans des territoires illégitimement occupés. Et, pour information, l’âge légal de la pension en Corée du Nord est de soixante ans pour les hommes, cinquante-cinq pour les femmes…
Ne nous trompons pas de cible : il y a quelques années, la Chine elle-même représentait le péril communiste par excellence. Aujourd’hui, l’ouverture par le gouvernement chinois à l’économie de marché l’exonère de toute justification par rapport au respect des droits de l’homme. La Russie, depuis la fin de l’expérience socialiste, ne fait plus l’objet de critiques non plus sur ce plan. Vous avez dit bizarre ?
Aujourd’hui, les droits des citoyens ne se mesurent plus à l’aune du progrès social : enseignement, culture, soins de santé… Ringard ! L’étalon de nos droits se limite au nombre de McDonald par mètre carré ! Même chez nous, toute contestation de la pensée unique équivaut à une marginalisation systématique. Le journal parlé de la Première du mardi 10 janvier dernier mettait ainsi sur le même pied les organisations salafites, d’extrême-droite et d’extrême-gauche en citant – bien grossièrement d’ailleurs – un rapport de la Sûreté de l’Etat.
Que tout ceci alimente notre réflexion, renforce notre conscience de classe et nous fasse découvrir – ou redécouvrir – les vraies valeurs de la gauche, celle de Jean JAURES, dénonçant les guerres impérialistes, de Karl MARX mettant en exergue le rôle historique de la classe ouvrière, des Communards parisiens, de LENINE et des premiers Conseils ouvriers, de Rosa Luxembourg et de la république de Weimar, de Pierre FLUCHE, symbole de 250 ans de résistance verviétoise… Préparons-nous à un combat long, difficile mais juste. L’enjeu est de taille, notre détermination devra être à la hauteur.
La peur doit changer de camp !
Michel Bordignon
lundi 16 avril 2012
Les Plenesses: 99% des bénéfices dans la poche des actionnaires en 2010
Benjamin Fabry, comptable à la FGTB Verviers a réalisé une analyse financière de 30 entreprises du Zoning industriel Les Plenesses, une suite au travail entamé en 2011 et qui portait lui seulement sur les 15 gazelles verviétoises choisies par Trends-Tendances.
Les métallos de la FGTB Verviers ont prévu une action dans le cadre de la campgne des élections sociales sur le zoning le 20 avril 2012.
Cliquer sur la publicaiton ci-dessous pour la lire confortablement.
mardi 10 avril 2012
7 avril 2012 Soirée de lancement à J-30
Samedi soir, la FGTB de Verviers & Communauté germanophone organisait à la salle Luc Hommel, mise à disposition par le Centre culturel de Dison, sa soirée de lancement des élections sociales à « J -30 ». Les élections sociales s’organisent effectivement dans les entreprises de 50 travailleurs entre le 7 et le 20 mai, les résultats étant normalement connus deux jours après le vote. L’objectif de la soirée était surtout de faire se rencontrer des candidats délégués syndicaux dans une ambiance conviviale pour forger des liens de solidarité pour les combats à venir.
Pour rappel, la FGTB de Verviers et Communauté germanophone compte près de 35.000 affiliés et son organisme de paiement des allocations de chômage versées par l’ONEM (OP) gère 44% des chômeurs de la région, ce qui en fait le premier OP devant, en ordre d’importance, la CSC, la Capac et la CGSLB.
Daniel RICHARD, le Secrétaire régional Interprofessionnel de la FGTB Verviers & Communauté germanophone, souligne les vrais enjeux derrière ces élections sociales:
«Cette année, nous présentons plus de candidats qu’aux dernières élections sociales de 2008, alors que le nombre total de mandats à pourvoir a diminué. C’est pour nous le baromètre interne le plus important car il est signe de la vitalité de notre régionale, par l’engagement de nouveaux militants pour défendre nos valeurs et notre projet. Ce qui fait la force d’une organisation syndicale, c’est sa capacité de mobilisation. Pour moi, si la FGTB Verviers attire de nouveaux candidats, c’est à mettre directement en lien avec certains discours patronaux outranciers qui comparent les syndicalistes à des terroristes. C’est très inquiétant car ils ne savent visiblement pas ce que c’est qu’un terroriste. Et suite à l’affaire Meister, où une milice privée allemande a violé les lois belges pour voler les travailleur et leur outil, on a vu les patrons faire une analogie entre terrorisme et syndicalisme. C’est évidemment complètement faux, nous passons 98% de notre temps en négociations sociales dans les différentes instances et en entreprises. Et cela continue à susciter des vocations, certains travailleurs sont de plus en plus convaincus de l’importance de défendre leurs collègues dans ce contexte-ci.»
En comparant les résultats des élections sociales de 2008 à ceux d’aujourd’hui, on compare en réalité des pommes et des poires car, dans l’intervalle, la situation économique de la région verviétoise a changé, des entreprises ont fermé, se sont restructurées sous le seuil légal des élections, voire ont augmenté leur nombre de travailleurs et déposent des listes pour la première fois (Cordenons, Aspen, ou Interglas ont disparu, mais aussi Carrefour repris par Match par exemple).
Daniel RICHARD rappelle que tous les affiliés de la FGTB ne voteront pas aux élections sociales :
«L’instrument des élections sociales est fragile et très approximatif. D’abord parce que le suffrage social n’est ni obligatoire ni universel, loin de là. Moins de la moitié des travailleurs de notre régionale auront le droit de voter. En effet, l’élection n’est organisée que dans les entreprises de plus de 50 travailleurs (et encore !). Il n’a pas cours dans la plupart des services publics. Cette réalité fausse les conclusions tirées des résultats. Dans l’enseignement ou les soins de santé, dans le secteur non-marchand en général, on vote dans le « libre » alors que la représentation des travailleurs est organisée différemment dans le secteur public. Si la FGTB progresse aussi dans le secteur privé catholique, elle ne domine pas le paysage syndical. La représentation de l’ensemble du secteur, au départ des scores de l’élection sociale, fausse donc l’image globale parce qu’elle ne tient pas compte du poids de la CGSP dans le secteur public.» La FGTB plaide d’ailleurs pour une plus grande démocratie sociale dans les PME, notamment dès qu’elles comptent au moins 15 travailleurs.
Pour un redéploiement économique créateur d’emploi
Christian JACQUEMIN, Président de la FGTB Verviers & Communauté germanophone, précise que 900 candidats FGTB sont présents sur les listes, alors que le nombre de mandats disponibles a diminué respectivement de 16% en CPPT et 22% en CE par rapport à 2008.
«Contrairement aux idées reçues, il y a encore de la richesse produite dans les entreprises qui, malheureusement, ne correspond pas à de la création d’emploi. A Verviers, il n’y a aucune structure voire dynamique politique et patronale visant à développer le potentiel économique de notre région. Nous, à la FGTB, ne nous contentons pas de le dénoncer, nous avons décidé de mettre toute notre énergie pour développer ce lieu de rencontres et de création de synergies sur notre arrondissement, on ne pourra pas dire que la FGTB ne soutient pas la création d’activités porteuses d’emploi dans la région.»
Invité à la tribune, Thierry BODSON, le Secrétaire de la FGTB Wallonne, rappelle l’impact des décisions fédérales sur le tissu économique local:
| Thierry Bodson, Christian Jacquemin, Daniel Richard |
Portrait croisé d’un délégué expérimenté et d’un nouveau candidat
| Jean-François Godard, candidat |
«Pour moi, devenir délégué syndical, c’est assez naturel car mon papa est délégué syndical et je travaille dans une équipe composée de nombreux délégués syndicaux. Ce qui me motive, c’est de me battre contre l’individualisme, surtout parmi les jeunes, essayer de les motiver à un combat collectif.»
| Roland Thissen, délégué syndical |
Quand on voit ce qu’il se passe en Grèce, avec la mort, cette semaine, d’un pensionné, c’est effrayant et cela démoralise les travailleurs. Notre rôle est surtout d’informer le travailleur parce que les médias désinforment et font peur aux travailleurs, leur disent qu’il ne faut pas se battre parce que tout va mal. C’est justement là que le rôle du délégué syndical est essentiel: il doit d’abord informer correctement sur la situation de l’entreprise mais pas seulement, sur le contexte général aussi. Il faut sans arrêt remettre les pendules à l’heure et dire : non, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Non, tout ne va pas mal, il n’y a jamais eu autant de riches qu’aujourd’hui, des entreprises font des profits et même des voyoux milliardaires, comme le patron d’ArcelorMittal, ferment des entreprises alors que la sidérurgie est encore une industrie profitable.
On est dans un monde capitaliste où les patrons veulent diviser les travailleurs et notre rôle, c’est justement de les rassembler et d’empêcher que l’individualisme gagne du terrain pour que la solidarité triomphe.»
La lutte des classes
Jean Jaurès: (…) le système de la propriété privée des moyens de production, divise les hommes en deux catégories, divise les intérêts en deux vastes groupes, nécessairement et violemment opposés. Il y a, d’un côté, ceux qui détiennent les moyens de production et qui peuvent ainsi faire la loi aux autres (…)Entre les deux classes, entre les deux groupes d’intérêts, c’est une lutte incessante du salarié, qui veut élever son salaire et du capitaliste qui veut le réduire ; du salarié qui veut affirmer sa liberté et du capitalisme qui veut le tenir dans la dépendance. (…)
… il faut que les salariés espèrent (…) l’avènement d’un ordre nouveau dans lequel la propriété cessant d’être monopoleuse, cessant d’être particulière et privée, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associés participent à la fois à la direction du travail et au fruit du travail. (…)
La lutte des classes a commencé le jour où, (…) le prolétariat a appris que c’était seulement dans sa force à lui, dans son organisation, qu’il portait l’espérance du salut. C’est ainsi que le principe de la lutte des classes, qui suppose d’abord la division de la société en deux grandes catégories contraires, les possédants et les non-possédants ; qui suppose ensuite que les prolétaires ont pris conscience de la société de demain et de l’expérience collectiviste, c’est ainsi que la lutte des classes s’est complétée par la conviction acquise par le prolétariat qu’il devait s’émanciper lui-même et pouvait seul s’émanciper. (…)
Oui, le principe de lutte de classes vous oblige à faire sentir aux prolétaires leur dépendance dans la société d’aujourd’hui. Oui, il vous oblige à leur expliquer l’ordre nouveau de la propriété collectiviste. Oui, il vous oblige à vous organiser en syndicats ouvriers, à multiplier les organismes de classes.
Voilà un extrait du discours de
Jean Jaurès, le 26 novembre 1900 à Lille (Les deux méthodes). Et depuis 112
ans, qu’est-ce qui a changé ?
Une grande crise a favorisé la
montée du fascisme en Europe et dans le monde et a précipité celui-ci dans la
guerre. A la sortie de celle-ci, l’appel des résistants a permis de créer une
société solidaire, égalitaire et fraternelle. Certains pays ont vu la naissance
d’un système de solidarité, sous la forme de la sécurité sociale, et celle de
services publics adaptés aux besoins des citoyens.
Depuis le crash pétrolier (1973),
les politiques menées nous rappellent les tristes années d’avant-guerre. Bien
sûr, on ne parle plus de classe d’exploitants et d’exploités, seuls les mots
changent :
- - 3 sauts d’index
- - le plan global
- - la loi de 1996 sur la compétitivité
- - la révision de la formule de l’index (panier de la ménagère, index lissé)
- - le pacte anti-génération
et l’ingérence de l’état dans les
relations sociales
- - mesures d’austérité (pension et prépension, chômage, soins de santé, crédit-temps …)
- - chasse aux chômeurs (pression sur les travailleurs et leurs conditions de travail).
- - Rejet du fait syndical
Et pas ou peu de mesures envers
le patronat (nouveau terme pour « exploitants »)
- - fraude fiscale
- - intérêts notionnels
- - réduction des charges
- - Recherche et Développement, investissements inexistants
Il y a une volonté de privatiser
nos pensions, nos soins de santé, l’ensemble de notre couverture sociale.
Pourquoi ? Pour en tirer profit au bénéfice des actionnaires et au
détriment des personnes.
Il est vrai que la libéralisation
du gaz et de l’électricité nous a apporté un plus ; celui d’être la vache
à lait de grands groupes.
Camarades, Jaurès nous disait que
les travailleurs, dans leur prise de conscience du système, dans leur force de
s’organiser en groupe, en syndicat, en coopérative, en organisme de classes,
trouveraient les moyens d’améliorer leurs conditions de vie.
Notre tâche est énorme :
rendre une conscience sociale aux travailleurs, les convaincre même si la
droite détient les médias, les finances et stigmatisent certains.
Le dernier média de gauche, c’est
le délégué FGTB. Le délégué qui au travers de son implication, transmet nos
valeurs de solidarité et notre volonté de transformer cette société en une
société plus juste et plus équitable.
Camarades, nous gagnerons ces
élections parce que nous sommes les seuls à vouloir et à pouvoir se dresser
contre ces injustices. Nous gagnerons ces élections parce que notre combat est
juste et respectable, parce que nous ne laissons personne au bord du chemin.
Fraternellement
Stéphane BREDA
Secrétaire Régional FGTB METAL
Verviers et Communauté
Germanophone
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